L’exercice des droits humains : quels impacts et quel avenir en santé mentale?
MONTRÉAL, le 27 mai 2015 – S’ouvre ce matin, au Centre Saint-Pierre à Montréal, le colloque 25e anniversaire de l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ). L’événement a pour thème «L’exercice des droits humains : impacts et avenir en santé mentale».
«Nous souhaitions profiter de notre 25e anniversaire pour tenir un évènement d’information et de sensibilisation aux droits humains et à la primauté du droit», d’expliquer Doris Provencher, directrice générale de l’AGIDD-SMQ.
«Nous désirons mieux faire comprendre que le respect des droits des personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale n’est pas uniquement lié aux législations québécoises et canadiennes. Aussi, nous aspirons à une meilleure compréhension des outils internationaux et de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec afin de défendre les droits des personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale», poursuit-elle.
Trois conférences sont au cœur de la programmation.
Me Lucie Lamarche, professeure à la Faculté de science politique et de droit au Département des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal, présentera une allocution ayant pour titre : Les droits humains – une proposition réflexive adaptable aux enjeux de santé mentale ? Elle s’interrogera à savoir si l’approche des droits humains autorise l’«être autrement», sauf aux prix de l’abandon et de l’isolement?
Par la suite, en cette année où nous célébrons les 40 ans de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, Monsieur Jacques Frémont, président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, examinera le rôle de la Charte dans la protection des droits des personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale, ainsi que le rôle de la Commission.
Enfin, Mme Katharine Larose-Hébert, candidate au doctorat en service social, professeure, militante en défense des droits en santé mentale, offrira une conférence ayant pour titre Si on me dit folle, puis-je vraiment conserver mes droits? «Comment faire valoir ses droits hors de la Raison et de la Santé, car c’est bien dans cet espace que le fardeau de notre folie nous aura stratégiquement positionnés ? Est-ce que les « droits » parviendront à pénétrer les marges ? », questionne-t-elle.
L’AGIDD-SMQ est un regroupement national d’organismes voués à la promotion et à la défense des droits en santé mentale. Sa mission est de lutter pour la reconnaissance et l’exercice des droits des personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale. L’Association est administrée majoritairement par des personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale.
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Source : AGIDD-SMQ