Nouveau logo soulignant les 30 ans des prix Orange et Citron.

Lors du traditionnel 5 à 7 des Prix Orange et Citron ayant eu lieu le 27 mai 2026, l’AGIDD-SMQ a dévoilé les gagnants de l’année et à souligné les 30 ans de l’évènement.

PRIX ORANGE 2026

Le gagnant est l’organisme Mon Shack!

Mon Shack est un service d’hébergement pour les jeunes de 18 à 35 ans vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale. Récemment, l’organisme a lancé un projet de laboratoire vivant nommé « l’Univers-Shack ». Ce concept vise à ce que les personnes résidentes participent activement à une initiative de recherche les concernant. « L’Univers-Shack, c’est une communauté engagée qui cherche à composer avec des attentes et des expériences bien ancrées dans la réalité pour construire, ensemble, des solutions adaptées et efficaces en santé mentale. »

En collaboration avec l’Université Sherbrooke et Bishop, l’organisme est l’hôte du projet unique de « laboratoire vivant » où les personnes qui y sont hébergées participent activement à faire évoluer les pratiques de recherches et d’hébergement qui les concernent. « Se distinguant de la recherche traditionnelle, l’approche se diviserait en trois temps : discuter d’enjeux importants avec les participants, créer des innovations à partir de ces mêmes enjeux et ensuite mettre en lumière les solutions à travers un contexte d’organisme d’hébergement. »

De plus, cette approche de laboratoire vivant s’inscrit dans une perspective de « par, pour et avec ». Plus précisément, les personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale sont les maîtres d’œuvre de toute action, décision et orientation les concernant. Elles s’allient et font preuve de solidarité avec leurs pair.es, c’est ce qui correspond au « par et pour ». Enfin, l’expérience de l’appropriation du pouvoir des personnes se développe en étroite collaboration avec différents alliés, que ce soit du milieu communautaire ou de la recherche.

Les autres nommés de la catégories étaient:

De plus, cette approche de laboratoire vivant s’inscrit dans une perspective de « par, pour et avec », principe fondateur de l’Association. Plus précisément, les personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale sont les maîtres d’œuvre de toute action, décision et orientation les concernant. Elles s’allient et font preuve de solidarité avec leurs pair.es, c’est ce qui correspond au « par et pour ». Enfin, l’expérience de l’appropriation du pouvoir des personnes se développe en étroite collaboration avec différents alliés, que ce soit du milieu communautaire ou de la recherche.

Santé Québec est visée par une action collective majeure déposée par une citoyenne ayant découvert des consultations injustifiées dans son dossier médical et celui de son fils défunt. Le recours dénonce des bris de confidentialité répétés commis par des employé.es du réseau de la santé et réclame jusqu’à 20 000 $ par victime pour atteinte à la vie privée. Cette affaire met en lumière les failles de sécurité entourant les données sensibles des patient.es et questionne l’éthique du personnel ayant accès aux dossiers informatisés sans motif valable.

PRIX CITRON 2026

En 2025, le Protecteur du citoyen, ayant pour mandat de s’assurer que les droits des citoyen.nes soient respectés lors de leur passage dans les services publics québécois, publie un rapport s’attaquant à l’hôpital du Sacré-Coeur-de-Montréal. Le document dénote l’état lamentable des services de l’établissement, notamment au niveau de l’usage abusif des mesures de contrôle. Ces dernières sont des moyens qui limitent les capacités d’actions d’une personne, que ce soit par des contentions physiques (avec l’usage de matériel, comme des sangles, qui restreint les mouvements), chimiques (avec l’usage de médicaments qui « gèlent » la personne) ou par des mesures d’isolement (lieu permettant de confiner une personne).

Toutefois, malgré que les contentions physiques doivent être utilisées de manière justifiée et seulement dans un cadre législatif restreint, assurant à ces mesures un caractère exceptionnel. Toutefois, le Protecteur du citoyen écrit que, dans le cas de l’hôpital du SacréCoeur-de-Montréal: « Au contraire, elles sont promptement appliquées, notamment en prévention d’un comportement à risque ou pour contrer un comportement dérangeant. » Cela limite grandement les droits fondamentaux des patient.es, ayant droit de jouir de soins humains et dignes.

Concernant la contention chimique, il a été observé que des médicaments tels que l’Ativan ou l’Haldol sont prescrits pour contrôler les comportements des personnes, plutôt que dans une optique thérapeutique. Le Protecteur du citoyen souligne que les besoins de base n’étaient pas répondus avant de recourir à la médication dans le but de calmer les personnes.

Finalement, outre l’usage abusif de mesures de contrôle, le Protecteur du citoyen dénonce ce qui s’apparente à de la maltraitance d’aîné.es. Entre autres, une femme sous contention est reportée être : « demeurée au lit avec sa culotte souillée sans alimentation ni hydratation pendant cinq heures ». L’AGIDD-SMQ et ses groupes membres réclament le remplacement rapide des mesures de contrôle par des mesures préventives et alternatives respectueuses des droits et libertés de la personne. Ces pratiques portant atteinte aux droits tardent à changer. Les conséquences de l’utilisation des mesures de contrôle sont tragiques; des personnes meurent à la suite de l’application de mesures de contrôle.

Les autres nommés de la catégories étaient:

Un patient de l’Hôpital Notre-Dame a été renvoyé chez lui par taxi dans un état jugé indigne, vêtu uniquement d’une jaquette d’hôpital souillée (tachée d’excréments). On dénonce un manque de dignité et d’humanité dans le processus de congé de l’hôpital. La famille critiquait le fait que le personnel n’ait pas pris le temps de nettoyer le patient ou de s’assurer qu’il portait des vêtements propres avant son départ.

Le Centre 388, une clinique spécialisée de Québec offrant un traitement psychanalytique pour les adultes souffrant de psychose depuis 42 ans, est menacé de fermeture à la suite d’une décision administrative du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Cette coupure de contrat abrupte survient malgré les succès du centre en matière de réinsertion sociale et de réduction des hospitalisations. Les partis d’opposition et les intervenant.es du milieu dénoncent cette décision qui met en péril la sécurité et la stabilité des personnes desservies, tout en exigeant du gouvernement qu’il respecte sa promesse de réaliser une évaluation indépendante avant de mettre fin aux activités.

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