Un mois, jour pour jour, après une première journée de grève, de fermeture et d’interruption des activités régulières, l’AGIDD-SMQ rejoint les 4 000 organismes d’action communautaire du Québec pour une nouvelle mobilisation de grande ampleur. La raison ? Le traitement qui nous est réservé par le Gouvernement malgré notre rôle essentiel joué pendant la pandémie.

Une vague de quatre jours de grèves et de fermetures rotatives aura lieu la semaine du 20 février, sous la bannière de la campagne Engagez-vous pour le communautaire.

Notre patience à des limites
Depuis trop longtemps, le gouvernement promet des montants substantiels destinés au financement des missions des organismes, ainsi qu’un plan d’action gouvernemental pour mieux soutenir le milieu communautaire.

Moins d’un an avant les prochaines élections, rien de concret n’a encore été réalisé. Le milieu est à bout de souffle, le financement ne peut plus attendre.


Nos revendications :
    → le respect par le gouvernement de l’autonomie des organismes communautaires,
    → un investissement supplémentaire récurrent et indexé de 460 millions de dollars par année pour financer adéquatement la réalisation de nos missions, d’ici le budget 2022.


Pour la survie du communautaire, il y a urgence !
Il en va de la survie des 4 000 organismes communautaires et de leurs 60 000 travailleuses et travailleurs, qui œuvrent depuis plus de 50 ans, à rendre la société québécoise plus juste, plus verte et plus inclusive. À l’AGIDD-SMQ et dans l’ensemble de nos groupes régionaux et locaux, nous accompagnons, chaque année, plusieurs milliers de personnes vivant un problème de santé mentale pour leur permettre de retrouver le chemin de leurs droits, tant de fois bafoués.

Le manque criant de financement nuit au recrutement et à la rétention de personnel sur le long terme. De plus en plus de structures sont contraintes de réduire, voire parfois, d’arrêter une partie de leurs activités. Plusieurs organismes s’interrogent même sur leur existence à court et moyen terme. Cela entraînerait des conséquences irréparables pour les personnes en situation de vulnérabilité. Qui serait alors là pour les aider ?

Le Premier ministre du Québec ne peut se permettre de fragiliser davantage le filet social qui a été mis à rude épreuve durant la pandémie. Il doit agir maintenant et respecter ses engagements. Le milieu communautaire ne peut pas continuer à être ignoré plus longtemps.