Un as de l’informatique à Saint-Camille ?

Texte de Jean-Bernard Gariépy, Volontaire Cyberjeunes pour le Carrefour Canadien International

 

Dans le cadre du programme fédéral cyberjeunes, lequel vise à promouvoir le Canada et son expertise dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et des communications (NTIC), j’ai été envoyé à Bouaké afin d’aider l’Association St-Camille de Lellis.

Au départ, ma tâche était plutôt vague, mais M. Grégoire Ahongbonon, cet être charismatique au destin inhumain, a plus d’un tour dans son sac. Mon arrivée à Bouaké fut spéciale ; c’est dans un état semi-comateux, attribué à la malaria et à son traitement, que Grégoire m’a accueilli chez lui. Après m’être bien reposé, c’est dans mon futur lieu de travail que Grégoire m’amena : une salle contenant 11 ordinateurs destinés à la navigation Internet.

En effet, depuis quelques années, les cafés Internet poussent dans toutes les grandes villes africaines et même les plus petites. Et Bouaké n’y fait pas exception. Ce cybercafé n’était pas comme les autres. Il était le seul cybercafé à but non lucratif ! Tous les profits étaient versés à l’Association St-Camille de Lellis ! Ce cybercafé allait assurer un revenu mensuel à l’Association St-Camille, lui permettant d’acheter la nourriture et les médicaments nécessaires au bien-être de tous les malades qui la fréquentent.

C’est loin d’être le seul projet que Grégoire a en tête. En plus des différents centres de travail où les anciens malades apprennent à cultiver et à gérer une ferme, un centre pour les femmes est sur le point d’être mis sur pied. Dans ce centre, on apprendra à faire la couture avec Biba, on y fabriquera des jus de fruits et, je le souhaite du plus profond de mon cœur, une école de céramique, administrée par Reine Prisca, sera mise à la disposition des enfants de la rue et de St-Camille. Bref, plein de projets qui permettront à l’association de voler de ses propres ailes.

Malheureusement, les événements du 19 septembre 2002 (la tentative de coup d’état), lesquels persistent toujours en date d’aujourd’hui, ne font qu’aggraver la situation précaire des malades de l’Association St-Camille de Lellis.

 

 

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