En cette Journée internationale des droits de la personne, l’AGIDD-SMQ lance sa publication Psychiatrie: Un profond changement de modèle s’impose. Ce document présente des constats concernant les mécanismes d’exception que sont les mesures de contrôle, la garde en établissement et l’autorisation judiciaire de soins. L’AGIDD-SMQ a aussi recensé l’expertise locale, régionale, nationale et internationale sur les alternatives à ces mécanismes d’exception.

Ces procédures coercitives sont appelées «mécanismes d’exception» car elles dérogent à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et à la Charte canadienne des droits et libertés, notamment en ce qui touche à l’inviolabilité de la personne, à son droit à l’intégrité ainsi qu’à son droit à la liberté.

L’argumentaire de l’AGIDD-SMQ s’appuie, entre autres, sur trois rapports spéciaux provenant de l’Organisation des Nations Unies qui remettent en question l’approche essentiellement biomédicale du système psychiatrique et proposent l’abolition des mécanismes d’exception sur la base de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées.