En tant que regroupement d’organismes voués à la promotion, à la vigilance et à la défense des droits en santé mentale, mais aussi à titre d’organisme porteur du Mouvement Jeunes et santé mentale, nous sommes profondément choqués par le cas de Cassandre.

Une enfant en situation de détresse profonde garrochée dans un système qui est resté là, sans rien faire de significatif, dans l’attente d’une évaluation psychiatrique. Pendant près de 2 ans!

Encore une fois, on en revient à un système hospitalocentriste. Hors du diagnostic, point de salut! Pourtant, avec une approche globale de la personne et une diversité de services de qualité, Cassandre aurait pu être aidée.

La Presse+ rapporte que l’été dernier, sur une période de 40 jours, elle a subi 31 contentions physiques et 72 isolements dits « sécuritaires », comme si cet adjectif arrivait vraiment à atténuer la violence institutionnelle qu’elle a vécue. Une mesure de contrôle n’est jamais thérapeutique, doit-on le rappeler, et des centres de réadaptation jeunesse ont mis en place des mesures alternatives à ces dernières. Bien que les initiatives soient modestes, elles existent.

Le plus troublant, pour une enquête journalistique rapportant le cas de Cassandre, combien d’autres enfants et jeunes voient leurs droits fondamentaux bafoués en silence.

Pour entrevue (en français), Doris Provencher, directrice générale AGIDD-SMQ, 514 770-2728.