L’AGIDD-SMQ est fier de participer à la campagne Aplatissons la courbe de la détresse ! initiée par le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ). Alors qu’un nouveau Plan d’action en santé mentale est en préparation au ministère de la Santé et des services sociaux, le RRASMQ a souhaité souligner certaines idées que nous avons trop peu entendues dans la bouche du ministre responsable du dossier.

Les quatre messages-clé :

1) Les inégalités sociales, on ne s’en lave pas les mains !

Le droit à la santé est un droit fondamental : le gouvernement doit agir pour aplatir la courbe de la détresse en investissant de manière majeure dans les déterminants sociaux de la santé. Rehausser le revenu, construire des logements sociaux et limiter les hausses de loyer, donner accès au transport et aux technologies pour sortir de l’isolement. 

2) La parole des personnes premières concernées doit être virale !

En cohérence avec le dernier Plan d’action en santé mentale Faire ensemble et autrement et les bonnes pratiques en matière de démocratie et de participation, il faut que les personnes premières concernées, de même que des représentant.e.s du milieu communautaire, puissent participer à un comité consultatif, de suivi et d’évaluation du prochain Plan d’action en santé mentale.

3) L’action communautaire autonome, un geste barrière contre la solitude et l’exclusion sociale !

Par cette campagne, on souhaite réitérer l’importance des groupes communautaires d’abord comme lieu d’appartenance, d’inclusion, d’entraide, d’éducation populaire et de transformation sociale. Il faut également interpeller le MSSS quant à l’importance d’investir dans la mission des groupes afin qu’ils conservent leur capacité d’agir et d’innover et puissent demeurer les lieux essentiels et autonomes permettant un espace de participation citoyenne et d’inclusion. 

4) Pour des pratiques en santé mentale qui donnent de l’oxygène !

On réaffirme l’importance de l’écoute, du respect de l’histoire et de la culture de la personne, de la liberté de choisir le type d’accompagnement qui lui convient le mieux et du respect de ses droits. Le principe de la primauté de la personne doit se retrouver au cœur des pratiques en santé mentale. Le MSSS doit élaborer des moyens concrets pour que les soignant.e.s et les intervenant.e.s œuvrent en ce sens. 

> Pour en savoir plus, visitez le site jaiunehistoire.com